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Décret relatif à l'utilisation des matériels, documents,
uniformes et insignes des entreprises de surveillance et de gardiennage,
transport de fonds et protection de personnes
Entrée
en vigueur le 11 Octobre 1986
Article 1
Les personnels des entreprises de surveillance, gardiennage et transport
de fonds ainsi que ceux des services internes de sécurité
mentionnés à l'article 11 de la loi n° 83-629 du 12
juillet 1983 sont, dans l'exercice de leurs fonctions, revêtus
d'une tenue qui ne doit pas prêter à confusion avec les
uniformes définis par les textes réglementaires.
Cette tenue comporte au moins deux insignes reproduisant la dénomination
ou le sigle de l'entreprise, ou, le cas échéant, du service
interne de sécurité et placés de telle sorte qu'ils
restent apparents en toutes circonstances.
Article 2
Le port de la tenue n'est pas obligatoire pour les personnels exerçant
une activité de protection de personnes ou une activité
de surveillance contre le vol à l'étalage à l'intérieur
de locaux commerciaux.
Article 3
Les véhicules affectés aux activités mentionnées
aux alinéas 2 et 3 de l'article 1er de la loi du 12 juillet 1983
sont équipés d'un ensemble émetteur-récepteur
radio-électrique, en bon état de fonctionnement, aux fins
d'établissement de liaisons de sécurité.
La raison sociale de l'entreprise figure de façon apparente sur
chacun de ces véhicules.
Article 4
L'utilisation de chiens dans l'exercice des activités mentionnées
au premier alinéa de l'article 1er de la loi du 12 juillet 1983
est interdite en tous lieux sans la présence immédiate
et continue d'un conducteur. Les chiens utilisés dans des lieux
publics ou ouverts au public sont tenus en laisse.
Article 5
Toute personne exerçant des activités de surveillance,
gardiennage, transport de fonds ou protection de personnes doit, dans
l'exercice de ses fonctions, être en possession d'une carte professionnelle,
délivrée par son employeur.
Cette carte mentionne les nom, prénoms et qualité de son
détenteur, le nom, la raison sociale et l'adresse de son employeur.
Elle comporte une photographie du détenteur, ainsi que l'identification
de l'autorisation administrative prévue à l'article 7
de la loi du 12 juillet 1983.
Elle doit être présentée à toute réquisition
d'un agent de l'autorité publique et restituée à
l'employeur à l'expiration du contrat de travail.
Article 6
La surveillance des biens par un ou plusieurs gardiens postés
ou circulant sur la voie publique est soumise à autorisation
préalable du commissaire de la République. Dans le département
de Paris, cette autorisation est délivrée par le préfet
de police.
La demande en est faite, sur requête écrite de son client,
par l'entreprise chargée de cette surveillance.
Cette autorisation doit indiquer si le ou les agents affectés
à la garde des biens peuvent ou non être armés.
Elle pourra, le cas échéant, prévoir que cette
surveillance devra être exercée par des personnels armés.
Article 7
Modifié par Décret 2000-376 28 Avril 2000
art 17 JORF 30 avril 2000.
Les personnels des entreprises de surveillance, gardiennage et transport
de fonds ainsi que ceux des services internes de sécurité
mentionnés à l'article 11 de la loi du 12 juillet 1983
ne peuvent utiliser que les armes de 1re et de 4e catégorie définies,
d'une part, par le décret n° 73-364 du 12 mars 1973 susvisé
et, d'autre part, par le décret n° 2000-376 du 28 avril 2000
relatif à la protection des transports de fonds, ainsi que les
armes d'alarme.
Article 8
Seront punis des peines prévues pour les contraventions de la
5e classe les dirigeants et les employés des entreprises mentionnées
aux articles 1er, 2 et 11 de la loi du 12 juillet 1983 qui auront contrevenu
aux dispositions des articles 1er, 3, 4, 5, 6 et 7 du présent
décret .
En cas de récidive, les peines prévues pour la récidive
des contraventions de la 5e classe seront applicables.
Article 9
Le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de la défense,
le ministre de l'intérieur, le ministre de l'industrie, des P
et T et du tourisme et le ministre délégué auprès
du ministre de l'intérieur, chargé de la sécurité,
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution
du présent décret, qui sera publié au Journal officiel
de la République française.